Historique de la SAC

LA SOCIETE ARDENNAISE DE CANCEROLOGIE (SAC)

Cette association, loi 1901, fondée en 1986 a pour but :

La promotion, la mise en route et l’exploitation médicale départementale d’un registre du cancer.

L’organisation et la gestion de campagnes de dépistage de cancers.

Et d’une manière générale, l’association s’engage à promouvoir et participer aux actions concernant la prise en charge des cancers dans le département des Ardennes.

Le conseil d’administration comprend 23 médecins :

  • Un président
  • Deux vice-présidents
  • Un secrétaire général
  • Un secrétaire général adjoint
  • Un trésorier
  • Un trésorier adjoint
  • 10 membres

La SAC initiatrice dès 1989 de la campagne de dépistage du cancer du sein, assure l’animation des relations avec les professionnels de santé, la coordination des différents partenaires et l’élaboration des conventions, l’organisation de l’action, la gestion des données et des résultats des dépistages.

Pour assumer ces fonctions, l’association emploie :

  • 1 médecin coordinateur : docteur Jean BOTOKEKY
  • 1 responsable administrative et financière
  • 1 informaticien
  • 1 technicienne
  • 2 agents administratifs
  • 1 agent d’entretien

 

RAPPEL HISTORIQUE

DESPISTAGE DU CANCER DU SEIN

Dans les Ardennes, la mise en place d’une campagne de dépistage du cancer du sein a débuté en mars 1989, sous l’impulsion de la Société Ardennaise de Cancérologie, avec la collaboration du Conseil Général des Ardennes et l’appui financier de la Ligue Départementale Contre le Cancer.

Le 13 septembre 1989, le département des Ardennes est retenu par arrêté ministériel, comme l’un des départements pilotes pour l’expérimentation et l’évaluation d’une campagne de dépistage des cancers du sein, dans le cadre de la loi sur le Fond National de Prévention.

Depuis le début de l’année 1990, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie est devenue partenaire pour la prise en charge forfaitaire des dépistages des femmes ressortissantes du régime général. Progressivement, les autres régimes d’assurance maladie (Mutualité Sociale Agricole, Caisse de Maladie Régionale des Professions Indépendantes, Caisse de Prévoyance SNCF, Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale, Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires, etc…) s’associent à l’action du dépistage.

Le programme national de dépistage du cancer du sein, arrêté par la convention du 4 mai 1994 entre le Ministère de la Santé, l’Assemblée des Présidents des Conseils Généraux, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, l’Union des Caisses Centrales de Mutualité Agricole et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Indépendants a fixé de nouvelles modalités d’organisation, de fonctionnement et de répartition des charges financières.

Les modalités de fonctionnement édictées dans le protocole national ont été mises en place dans les Ardennes et le Conseil Général a accepté d’augmenter son implication dans l’organisation de la campagne ardennaise.

En 2000, le plan cancer de la Direction Générale de la Santé établit un programme national de lutte contre le cancer qui comprend la généralisation du dépistage organisé du cancer du sein. Un nouveau cahier des charges relatif à l’organisation du dépistage des cancers est publié en octobre 2001.

Le programme ardennais s’est mis en conformité avec les recommandations de l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) :

Le dépistage organisé s’adresse à toutes les femmes de 50 à 74 ans.
Le test de dépistage comprend un examen clinique et une mammographie à deux incidences (face et oblique externe) ainsi que tous les clichés complémentaires destinés à éliminer des images construites.
Il est proposé gratuitement une fois tous les deux ans.
Les mammographies sont effectuées dans les cabinets de radiologie agréés (contrôle qualité des mammographes, formation des radiologues et des manipulateurs).
Les examens complémentaires de diagnostic sont réalisés immédiatement en cas de suspicion de cancer.
Une double lecture centralisée des mammographies non suspectes en première lecture est mise en place dans les locaux de la SAC.

LE DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER COLORECTAL

UNE PRIORITE NATIONALE

Le plan de mobilisation générale contre le cancer, ouvert par le Président de la République en juillet 2002 et confirmé par 70 mesures du Plan cancer présenté en mars 2003, repose notamment sur la prévention et le dépistage.
En phase expérimentale, le dépistage du cancer colorectal sera mis en place dans une vingtaine de départements pour être généralisé avant la fin du plan cancer.

Ce programme de dépistage organisé permet à tous les hommes et toutes les femmes âgés de 50 à 74 ans, les plus exposés à ce type de cancer, de bénéficier tous les deux ans, d’un test de recherche de sang dans les selles.

L’objectif est clair : il s’agit de réduire, grâce au dépistage, la mortalité causée par le cancer colorectal dont le nombre de cas est en augmentation constante.

Les Ardennes s’inscrivent désormais dans ce programme et toute la population concernée sera invitée dans les mois à venir à se procurer gratuitement un test de dépistage auprès de son médecin généraliste.

Le programme de dépistage est mis en œuvre par les acteurs locaux (DRASS, Caisses d’Assurance Maladie, comité départemental de la Ligue contre le Cancer, médecins généralistes).

La structure de gestion (SAC) est l’instance opérationnelle assurant l’organisation locale du dépistage à l’échelle du département des Ardennes.

UNE PREMIERE EXPERIENCE EN 1989

En même temps que le lancement du cancer du sein, le Conseil Général avait accepté en 1989, d’intégrer le dépistage du cancer du côlon par l’hémoccult.
Les médecins avaient alors à leur disposition un stock d’hémoccults, lisaient eux-mêmes leurs tests, mais gardaient une démarche individuelle et n’avaient pas perçu la nécessité d’un recueil de données systématique. Ils ne collectaient d’ailleurs que les tests positifs.

Un essai sur un trimestre avec une lecture centralisée dans le service d’hépatogastroentérologie du Centre Hospitalier de Charleville-Mézières, avait donné de meilleurs résultats.

Devant l’absence d’organisation, la démarche fut arrêtée, mais les médecins ardennais redemandaient des tests.

Cet échec, dans l’organisation, contraste avec l’élan positif qu’ont manifesté les médecins à l’époque.

En 1996, la Conférence Régionale de Santé a privilégié le cancer comme priorité de santé régionale.

Grâce à l’appui de quelques médecins moteurs, une formation au dépistage des cancers et à la santé publique a été pratiquée. Un kit de formation, comprenant un versant pour chaque cancer, a été élaboré sur Powerpoint pour homogénéiser les messages par l’Union Régionale des Médecins Libéraux en collaboration avec l’ACFM.

Dans les suites, un projet de mise en œuvre d’une campagne organisée du dépistage du cancer du côlon s’appuyant sur les médecins formés a été présenté à l’URCAM mais n’a pas été retenu par la CNAM, en attente du cahier des charges national.

LA CANDIDATURE DE LA SAC

Une mobilisation de tous les professionnels de santé.

Une réunion régionale ayant pour objectif de se faire rencontrer les différents partenaires susceptibles de travailler ensemble a abouti à la rédaction d’un livre blanc signant l’engagement des professionnels de santé et des structures de gestion (SAC et ADPS 51 pour le département de la Marne) pour la mise en œuvre d’une campagne organisée.

Un séminaire de formation au dépistage du cancer colorectal en avril 2001 a été suivi par les coordinateurs des structures de gestion des Ardennes et de la Marne et par deux hépatogastroentérologues et trois médecins généralistes de chacun des deux départements.

Pour répondre à l’appel à la candidature lancé par la Direction Générale de la Santé en juillet 2002, il est apparu opportun et cohérent pour la mise en place d’une politique de santé régionale, de présenter un dossier commun MARNE-ARDENNES.

Par courrier du 27 décembre 2002, le département des Ardennes est retenu comme site pilote pour la mise en place du dépistage du cancer colorectal.

LA MISE EN PLACE DE LA CAMPAGNE

La formation des médecins généralistes

21/05/03 : réunion avec les commissions côlon des deux structures de gestion pour élaborer la formation médicale continue.

14/06/03 : réunion de formation de formateurs avec l’ensemble des hépatogastroentérologues, anatomocytopathologistes et responsables d’associations de formation médicale continue.

Ont suivi plusieurs réunions de formation médicale continue dans le département des Ardennes où plus de 50 % des généralistes ont été formés.

Le rôle des médecins est essentiel. En sensibilisant leurs patients, en leur expliquant l’enjeu et les modalités du dépistage, ils contribuent à lever leurs réticences et à banaliser un acte de dépistage dont l’efficacité est prouvée.

Un comité de pilotage, constitué des caisses d’assurance maladie, des comités départementaux de lutte contre le cancer et des deux structures de gestion du département de la Marne et des Ardennes, a analysé les dossiers de réponse à l’appel d’offre « centre de lecture hémoccult » et après plusieurs réunions a retenu le Centre d’Examens de Santé de la MGEN à STRASBOURG.

En 2015, le test au gaïac est remplacé par le test immunologique dans le programme de dépistage organisé du cancer colorectal (arrêté du 23 septembre 2014 publié au Journal officiel le 4 octobre 2014).

Les tests Hemocult II ®  ne sont plus lus à compter du 31 janvier 2015 et la campagne est arrêtée jusqu’en juillet.

Le test immunologique, d’une utilisation simplifiée (un seul prélèvement) augmentera la participation.
Sa sensibilité supérieure permettra une meilleure détection d’adénomes avancés, de lésions précancéreuses et de cancers.