Dans les Ardennes, comme sur le reste du territoire, les taux de participation posent question. La dernière enquête de Santé publique France fait état d’un taux de recours de 47% au dépistage du cancer du sein en 2022, légèrement inférieur à la moyenne nationale (51,6%). Pour le cancer colorectal, le taux de participation est encore plus bas : 32%, contre 34,3% pour la France entière (source : Santé publique France). Le dépistage du cancer du col de l’utérus affiche un taux d’environ 61% dans le département, légèrement mieux qu’au niveau national, mais encore en-deçà de l’objectif des 80% fixé par les autorités sanitaires.
Pourquoi ces taux sont-ils encore insuffisants ?
- La méconnaissance des dispositifs
- La crainte du résultat ou des examens
- L’éloignement géographique, malgré les efforts d’itinérance
- Des inégalités sociales de santé persistantes : dans l’arrondissement de Vouziers, par exemple, le taux de participation au dépistage du cancer du sein n’atteint que 39% (source : CPAM Ardennes, 2022).
Ces chiffres rappellent à quel point la pédagogie, l’accompagnement et l’adaptation des dispositifs à la réalité locale restent primordiaux.