Lorsqu’on participe à une campagne de dépistage du cancer, recevoir un courrier ou un appel évoquant un résultat « anormal » suscite inévitablement toute une palette d’émotions : peur, incompréhension, ou encore confusion. Pourtant, il est essentiel de savoir qu’un résultat anormal ne signifie pas automatiquement que l’on est atteint d’un cancer. Il s’agit d’une signal d’alerte, indiquant que des examens complémentaires sont nécessaires pour comprendre ce que le test a détecté.
Dans les Ardennes, les dépistages les plus fréquents concernent le cancer du sein, du côlon et du col de l’utérus. Pour chacun, le protocole est bien défini, et le vocabulaire peut prêter à confusion :
- Dépistage du sein : une mammographie jugée "anormale" signale simplement qu’une image inhabituelle mérite une exploration supplémentaire, non que le cancer est déjà diagnostiqué.
- Dépistage colorectal : la présence de sang dans les selles lors d’un test immunologique indique la nécessité d’une coloscopie, mais 90% de ces cas ne révèlent pas un cancer, plutôt des polypes bénins ou des lésions mineures (source : INCa 2023).
- Dépistage du col de l’utérus : un frottis ou un test HPV anormal signifie que des cellules ou un virus nécessitent une attention, mais très souvent, il s’agit d’anomalies transitoires.