Pour les femmes qui rencontrent des difficultés à prendre rendez-vous (disponibilité, mobilité, appréhension), des alternatives se développent doucement en France, parfois encore à l’état expérimental dans les Ardennes :
- Auto-prélèvement vaginal : Il s’agit d’un kit qui permet de réaliser soi-même le prélèvement à domicile ou auprès d’une structure de proximité. Le test recherche alors directement la présence du HPV par analyse PCR. En 2024, ce dispositif reste peu accessible dans les Ardennes, sauf lors de campagnes ciblées ou d’expérimentations menées par des associations et l’ADECA.
- Campagnes mobiles de dépistage : Certains centres organisent, de manière ponctuelle, des opérations de dépistage dans les zones rurales, avec des professionnels habilités pour le prélèvement sur place.
Ces initiatives visent à améliorer le taux de participation, notamment dans les territoires isolés. Seuls 61 % des femmes ardennaises concernées étaient à jour de leur dépistage en 2022, contre 65 % en moyenne nationale (Source : ADECA-Ardennes), preuve qu’il reste des efforts à faire sur l’accessibilité.