La fréquence du dépistage par frottis (ou test HPV) varie principalement selon l’âge et le contexte médical. L’objectif est d’assurer un suivi adapté, ni trop rapproché ni trop espacé, pour être efficace tout en évitant des examens inutiles.
18 à 24 ans : dépistage sur indication médicale
Le dépistage systématique n’est pas recommandé avant 25 ans, sauf contexte particulier (antécédents de lésions précancéreuses, immunodépression, symptômes inexpliqués…). L’infection par le papillomavirus humain (HPV), principale cause du cancer du col, est très fréquente juste après le début de la vie sexuelle, mais disparaît dans la majorité des cas spontanément chez les jeunes femmes.
- Entre 18 et 24 ans, un examen gynécologique reste important tous les ans pour d’autres aspects de la santé, mais le dépistage du col ne se prescrit qu’à la demande ou en cas de symptômes.
- La vaccination anti-HPV avant l’âge de 19 ans est le geste de prévention le plus efficace à cet âge, avec un schéma en deux ou trois doses selon le calendrier vaccinal.
- Source : Haute Autorité de Santé, 2022 (HAS)
25 à 29 ans : le frottis tous les 3 ans
À 25 ans débute le dépistage systématique. Le premier test, un frottis cervico-utérin, doit être réalisé puis renouvelé un an plus tard. Si ces deux tests successifs sont normaux, le suivi se poursuit ensuite tous les 3 ans.
- Entre 25 et 29 ans : un frottis tous les 3 ans (après les deux premiers espacés d’un an).
- Le test HPV n’est pas recommandé en première intention avant 30 ans : le frottis (examen cytologique) reste la méthode de référence.
- L’objectif : détecter très tôt des lésions précancéreuses pour éviter l’apparition d’un cancer.
30 à 65 ans : place au test HPV et dépistage tous les 5 ans
À partir de 30 ans, l’évolution des connaissances scientifiques a permis d’introduire le test HPV comme examen de dépistage de référence. Il détecte la présence de virus à haut risque oncogène directement, ce qui permet d’espacer les contrôles.
- De 30 à 65 ans : test HPV tous les 5 ans si le précédent est normal.
- En cas de résultat positif sans anomalie cellulaire, un contrôle supplémentaire peut être nécessaire (à 1 an par exemple, selon protocole médical).
- Entre 30 et 65 ans, le dépistage reste pertinent même en l’absence de symptômes, de partenaire ou après la ménopause.
Bon à savoir : si vous êtes vaccinée contre le HPV, le dépistage reste tout aussi important, car la vaccination ne protège pas contre tous les types de virus oncogènes.
Après 65 ans : faut-il continuer le dépistage ?
Si les derniers tests (entre 60 et 65 ans) étaient normaux et qu’il n’existe pas de facteur de risque particulier, il est possible d’arrêter le dépistage à partir de 65 ans. Toutefois, un suivi peut rester recommandé dans certains contextes, parlez-en avec votre médecin.