Le dépistage du cancer du col de l’utérus consiste à rechercher chez les femmes qui n’ont pas de symptômes une infection persistante par HPV ou la présence de cellules anormales sur le col de l’utérus (frottis cervical ou test HPV, selon l’âge).
- Les dernières recommandations : toutes les femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non, doivent suivre le dépistage selon les modalités fixées par l’Assurance Maladie (Ameli).
- Pour les 25-29 ans : frottis cervical tous les 3 ans, après deux examens normaux à un an d’intervalle.
- À partir de 30 ans : test HPV tous les 5 ans si le frottis est normal.
Même chez les jeunes femmes vaccinées, la détection précoce de lésions précancéreuses sauve des vies : selon l’INCa, l’introduction du dépistage en population générale a permis de diminuer de moitié le taux de mortalité par cancer du col de l’utérus (INCa chiffres clés).
Les cas chez les femmes vaccinées
Les premières données de suivi international nous disent que le risque de cancer invasif est fortement réduit parmi les femmes vaccinées dans l’adolescence, mais non supprimé. Par exemple, une vaste étude suédoise (NEJM, 2020) a montré une réduction de 88 % du risque de cancer invasif du col de l’utérus chez les femmes vaccinées avant 17 ans. Mais certains cas surviennent encore, notamment liés à des types de HPV non couverts, à un schéma incomplet ou à une exposition avant la vaccination.
- 10 à 30 % des cancers du col pourraient être causés par des types de HPV autres que ceux visés par le vaccin (source : OMS).
- Des lésions graves peuvent aussi toucher des femmes vaccinées tardivement ou incomplètement.
- La vaccination en France date seulement de 2007, le recul épidémiologique dans la population adulte est donc encore en cours d’approfondissement (SPF).